Nom de code CF : Cellulite Fibreuse

Voici la première partie de 3 articles. Les deux autres sur le rééquilibrage alimentaire et ma routine sportive suivront bientôt 🙂

Avant toute chose je tiens à préciser que cet article ne traite que de mes ressentis et de mon cas personnel. Il n’est en aucun cas question de décrier la cellulite qui correspond à un stock de gras fait par notre organisme afin d’assurer des fonctions essentielles comme la reproduction.

1/ Nom de code : cellulite fibreuse

La cellulite est quelque chose de naturel, génétique et essentiel pour certaines fonctions de l’organisme comme la reproduction. Il en existe différentes se présentant sous différentes formes et personnellement, sur les 3 que j’ai présenté et présente encore, seule une m’a toujours posé soucis : la cellulite fibreuse.

Cellulite adipeuse : suite aux Fiv, aux hormones, aux deux grossesses en ayant résulté et à l’arrêt du sport pendant une période, j’ai développé de la cellulite adipeuse. Suite à mon rééquilibrage alimentaire et à ma reprise du sport depuis presque 2 ans (à raison de 4 à 5h par semaine en moyenne), cette cellulite a clairement diminué et ce qui reste ne me pose pas de soucis particulier.

Cellulite aqueuse : présente sur l’arrière de mes cuisses, juste sous mes fesses, cette cellulite ne me pose pas de soucis particulier surtout depuis que je me suis rendue compte que l’alimentation et les massages me permettaient d’en réduire l’apparence.

Cellulite fibreuse : si je devais résumer, mon problème c’est elle. Elle est responsable de trous qui sont apparus sur mes fesses et le coté de mes cuisses lorsque j’avais 17 ans (à l’époque sans autre type de cellulite associée). Et c’est celle située sur mes cuisses (la droite) dont il est question dans cet article (étrangement les fesses je m’en moque, ne me demandez pas pourquoi).

1/ Le point de départ 

Il y a deux ans, après avoir rêvé pendant des années de jambes longilignes et de mollets fins, la découverte des comptes instagram de fitness et une certaine prise de conscience peut être due à mon âge m’ont fait accepter ma morphologie et le fait que j’aurai beau m’affamer, je garderai ma morphologie (absence de hanches, forme de cuisses rondes et plutôt musclées, mollets ronds et musclés) et que finalement, cela pouvait être joli. J’ai alors décidé que certes je ne porterai jamais les levi’s 501 comme les mannequins mais que mes cuisses, aussi rondes soient elles dans leur forme (attention je ne parle pas de taille mais de forme), seraient musclées, dessinées et lisses. Assez confiante, j’entamais une reprise du sport. Parallèlement, les enfants ayant grandi, la vie sociale recommençait et les mojitos revenaient dans ma vie!

2/ Reprise du sport

Après avoir essayé de courir, après avoir fait le Top body challenge à la maison, et après avoir arrêté tout cela plusieurs fois les dernières années, j’ai décidé de m’inscrire dans les salle de sport à côté de chez moi et à côté du travail afin de pouvoir y aller un maximum. J’ai ainsi commencé à faire différents cours collectifs : de la zumba (qui a été clairement addictif et m’a permis de me mettre vraiment au sport), des cours assez cardio de body training et des cours de renforcement musculaire.

3/ Sport+ 5 mois

Petit à petit je suis devenue complètement accro et je suis progressivement passée de la zumba à la corde à sauter, à la course à pieds et au renforcement musculaire sur machine. J’en faisais en moyenne 5h par semaine et d’un point de vue bien être, cela faisait longtemps que je ne m’étais jamais sentie aussi bien dans mon corps et dans mes baskets. Cependant, la balance et surtout les photos prises pendant nos vacances à Majorque amenaient à un constat inévitable : le sport aussi bénéfique soit il pour mon bien être n’avait engendré aucune modification sur mon corps.

3/ Sport + 7 mois et rééquilibrage alimentaire

En septembre 2017, suite à une discussion avec Margot, j’entamais mon rééquilibrage alimentaire avec Sarah de Programme Power Diet (je vous prépare un article spécifique dessus) et je comprenais alors que les sorties et les mojitos qui étaient revenus à vive allure dans nos vies étaient les responsables de mon absence de perte de poids et, meme si nous ne sortions que le week end, tout cela suffisait à freiner voir annuler les efforts fournis pendant la semaine. Parallèlement, je continuais le sport. et je découvrais le renforcement musculaire sur machine avec une coach.

4/ Sport + 10 mois

En décembre 2017, 3 mois après début de mon rééquilibrage alimentaire et 10 mois après avoir commencé le sport, les premiers résultats étaient enfin là : perte de poids, perte d’une taille de vêtements, diminution nette de la graisse au niveau du ventre (je perdais enfin celle accumulée suite à mes deux grossesses), apparition de vrais abdominaux, développement de la masse musculaire sur l’avant de mes cuisses qui se dessinaient au fur et à mesure. En revanche, sur l’arrière de mes cuisses, même si la cellulite adipeuse avait clairement diminué, les trous sur les côtés de mes cuisses étaient toujours bien là. Ayant en tete la période des 2 ans nécessaires pour transformer son corps, je restais plutôt confiante et continuais toujours le sport avec une moyenne de 4 à 5 heures par semaine.

5/ Sport +  14 mois

Je pense pouvoir dire que le travail de fond, au final le plus important, était fait : j’avais changé mon alimentation, mes gouts avaient changé et naturellement, sans me forcer, je mangeais bien. En gros le rééquilibrage alimentaire était un succès, je continuais le sport et en faisais maintenant avant tout pour me sentir bien et non pour maigrir (comme cela avait été le cas durant de nombreuses années).

En revanche, tout ce bien être intérieur avait renforcé un autre problème : les trous sur mes cuisses n’ayant pas du tout évolué, je commençais à sentir un déséquilibre entre mon état d’esprit et mes capacités physiques et l’aspect de mes cuisses. A cela venait s’ajouter un déséquilibre entre l’avant et l’arrière de mes cuisses : à l’avant, j’avais des quadri développés comme jamais et mes cuisses étaient assez dessinées, à l’arrière et sur les côtés, j’en étais au même point qu’au début.

6/ Sport + 14 mois : cryolipolyse et entrée de la médecine esthétique

Près de 18 mois après avoir entamé le sport et 8 mois après le début de mon rééquilibrage alimentaire,  je pris la décision de consulter différents spécialistes afin d’avoir des avis médicaux sur ces trous que présentaient mes cuisses. J’apprenais alors que certaines cellulites étaient résistantes au sport et à une alimentation équilibrée et que j’aurai beau continuer le sport comme je le faisais, ces trous qui me dérangeaient tant ne partiraient pas : ils étaient causés par une réserve de gras d’origine génétique mais aussi et surtout par la fibrose qui l’entourait. Apparue assez jeune (17 ans), elle avait probablement été causée par les traitements hormonaux anti acnéiques que j’avais commencé à prendre à cette période. En gros j’apprenais que médicalement parlant rien y ferait, que tous les massages et autres techniques de laser fonctionneraient mais de manière provisoire et que pour un résultat définitif, la seule solution était la chirurgie esthétique.

Dans un premier temps cela a eu un effet très déculpabilisant. Et puis, j’avais beau me dire que tout cela n’était pas de ma faute et que j’avais réussi à développer une bonne hygiène de vie, le reflet du miroir devenait de plus en plus difficile à gérer.

7/ Sport + 15 mois : la cryolypolyse

Plusieurs médecins m’ayant confirmé que ma cellulite fibreuse ne partirait pas et que la seule solution pour des résultats définitifs était de la retirer, en Mai 2018, je rentrais dans le monde inconnu de la médecine esthétique. Grâce à un partenariat instagram (prestation offerte en échange de visibilité), j’essayais la cryolypolyse qui, en une séance, pouvait entrainer une diminution de la graisse non infiltrée sur le côté de mes  cuisses jusqu’à 30% (non douloureuse, la technique utilise un procédé thermique permettant de « tuer » une partie des cellules graisseuses qui sont ensuite éliminées par les cellules du foie dans les 3 mois suivant l’intervention).

J’avais eu pas mal de bons retours sur cette technique même si j’avais été prévenue que les résultats semblaient moins probants sur les cuisses que sur le ventre. Je serai personnellement incapable de  vous dire si cela a bien fonctionné ou non sur moi. Si je me base sur les photos et sur l’avis de Fab en revanche, il semblerait que la cryolipolyse ait permis de diminuer un peu le bourrelet graisseux situé au dessus de mes trous sur la cuisse. Cependant, bien que moins prononcés ils étaient toujours bien présents et visibles et quelques photos pendant mes vacances à Ibiza me l’ont rapidement confirmé!

La technique étant non invasive et ne nécessitant aucune anesthésie, je pense que si financièrement il vous ai possible de vous offrir une cryolipolyse, alors cela peut valoir le coup à condition que vous soyez un bon candidat pour cela, c’est à dire que votre cellulite soit celle ciblée par l’appareil. Une seule séance est généralement nécessaire, pour ma part j’avais effectué la mienne au Centre Médecine de la Beauté.

9/ Sport + 18 mois

L’été 2018 a été un tournant psychologique pour moi. La cryothérapie avait beau ne pas avoir été vraiment concluante selon moi, le rééquilibrage alimentaire et la pratique du sport avaient beau n’avoir aucun pouvoir sur ma cellulite fibreuse, ils avaient cependant engendré en moi un bien être général sur mon corps et mon esprit. Ils m’avaient permis de perdre le poids acquis les deux dernières années, de me structurer et de me muscler. Pour la première fois depuis mes grossesses je reportais des deux pièces, j’étais plus active que jamais, globalement j’étais beaucoup plus en forme. Pourtant, le complexe de mes cuisses persistaient ; Non pour leur taille ou  leur forme musclée, mais encore et toujours à cause de cette ligne « crevasse » sur ma cuisse droite créée par la cellulite fibreuse. Et c’est à partir de là que la question de la liposuccion s’est (vraiment) posée.

8/ Liposuccion

Après l’été, en cherchant à me renseigner sur la liposuccsion, j’ai découvert qu’il existait depuis quelques années, des liposuccions réalisées sous anesthésie locale permettant de retirer des petites quantités de graisse de manière localisée.

Je sais qu’il s’agit d’un sujet assez sensible, particulièrement lorsque le patient est une personne de petit gabarit comme moi et je sais que beaucoup ne comprennent pas. J’ai longuement hésité avant de franchir le cap car pour être honnête, cela me posait un cas de conscience : faire du sport et manger équilibré pour me sentir bien et en forme me paraissaient être des choses naturelles, avoir recours à une chirurgie pour retirer quelque chose qui ne m’empêchait pas de vivre en était une autre. Et puis, après avoir discuté avec différents médecins et masseurs (m’ayant rappelé que l’objectif premier de la liposuicion était de retirer les amas de cellulite persistant malgré une bonne hygiène de vie, une alimentation équilibrée et la pratique du sport), et avoir écumé les forums sur le sujet, j’ai pris ma décision. Avec l’appui de Fab, et après avoir longuement discuté avec le chirurgien sur ce qu’il allait enlever, ce qu’il allait laisser (et pourquoi), ce qui partirait avec l’intervention et ce qui resterait après, j’ai franchi le pas.

Malgré les petites douleurs au début (je ne me suis pas arrêtée après ma liposuccion) et le port de la gaine, deux semaines après je reprenais le sport (après accord de mon médecin). Pas de perte du poids (ce n’était absolument pas le but), mais en quelques semaines, malgré la présence de l’oedème secondaire à l’intervention, je constatais que les amas graisseux qui accentuaient visuellement les trous causés par la cellulite fibreuse avaient largement diminués et que les trous en eux memes étaient lissés meme si certains persistaient un peu.

En gros j’étais heureuse, je ne m’étais jamais sentie aussi bien dans mon corps et en attendant les résultats définitifs (6 mois en moyenne pour que l’oedème soit complètement évacuer), je continuais à suivre mes habitudes alimentaires et sportives.

PS : comme pour le rééquilibrage, je tenterai de faire un article spécial pour la liposuccion d’ici quelques mois lorsque lon pourra considérer que les résultats définitifs auront été obtenus.

9/ Sport + 20 Mois et découverte du Cellfina

Un peu plus de deux mois après ma liposuccion, j’ai été contactée par le centre esthétique de Ponthieu qui me proposait de tester une de leur dernière machine de musculation et de les rencontrer. Et c’est alors en me  renseignant sur leur établissement et sur les médecins qui y pratiquaient que j’ai découvert l’existence de la technique Cellfina. Réalisée sous anesthésie locale, la technique vise à « couper » la fibrose responsable des capitons  (rien est aspiré contrairement à la liposuccion) et est de ce fait exclusivement destinée à la cellulite fibreuse (elle ne fera donc rien sur la cellulite aqueuse et la cellulite adipeuse).

Quelques semaines plus tard, je rencontrais deux des médecins du centre et leur expliquait mon parcours personnel. Tous les deux me confirmaient (séparément et sans s’être concertés) que ma liposuccion avait été bien faite et que, si je souhaitais améliorer le résultat et retirer d’avantage certains capitons secondaires à la fibrose (minimes selon eux), j’étais une très bonne candidate pour le Cellfina. Ils me confirmaient aussi que ce procédé était dans un premier temps bien plus adapté à mon cas que la machine de musculation pour laquelle j’avais été contactée à la base par la responsable communication.

Après cette consultation, j’ai rapidement pris rendez vous … pour l’annuler par la suite! Après l’enthousiasme de me dire que l’on m’offrait une nouvelle solution pour la cellulite fibreuse que la liposuccion n’avait pas retiré, j’ai eu la sensation d’aller trop loin dans ma démarche et que le  Cellfina était de « trop » par rapport à la liposuccion.

Après quelques temps de réflexion, j’ai finalement pris la décision de pratiquer l’intervention pour ne pas avoir à le regretter après et avoir la sensation que je ne pouvais rien faire de plus. J’ai hésité à le faire en Janvier pour laisser un peu plus de temps après ma liposuccion et ai finalement décidé de fixer le rendez vous avant la fin de l’année pour que toute cette histoire de cuisse ne soit plus un sujet de discussion en 2019! Car j’ai beau n’avoir aucun mal à parler de ce sujet, j’ai maintenant envie est besoin de passer à autre chose!

Au moment où j’écris cet article, le rendez vous est pris, je vous tiendrai bien évidemment au courant de l’évolution (3 mois minimum)!

10 / Aujourd’hui

Je suis avant tout très contente de tout le bien être que mon rééquilibrage alimentaire et la reprise du sport ont engendré que ce soit d’un point de vue physique que psychologique.

J’ai aujourd’hui conscience que ne retrouverais jamais les jambes lisses que j’avais à 10 ans, mais au moins je sais que j’aurai tout fait pour améliorer une situation qui me dérangeait. Meme si je pense avoir pris la bonne décision en franchissant le cap et en ayant recours à une « petite » liposuccion, c’est avant tout l’ensemble de mon parcours qui m’a permis d’arriver à l’état de bien être dans lequel je me sens actuellement. Non pas car j’ai fait retirer du gras, mais surtout car ces deux dernières années m’auront apporté un équilibre alimentaire que je n’avais pas et un bien être indéfinissable par le sport que je pratique au quotidien. La liposuccion de son côté m’aura permis d’améliorer quelque chose sur lequel je n’avais aucun pouvoir et d’aller au bout d’un processus que j’avais entamé. Mais cela aurait été une très grosse erreur d’y aller directement, la liposuccion reste pour moi une solution de dernier recours.

Cet article a été écrite avant tout dans le but de répondre à toutes celles qui m’ont posé des questions sur la cryolipolyse. Il paraissait impossible pour moi de parler des résultats sans expliquer l’ensemble du « problème ».

J’ai pris le parti d’être honnête sur tous les points mais en aucun cas je cherche par cet article à faire l’apologie de la chirurgie esthétique ou au contraire à décrier la  cellulite qui est avant tout une réserve nécessaire faite par notre organisme. Personnellement je n’ai jamais souffert de celle présente sur mon ventre après mes grossesses, j’ai toujours accepté sans soucis celle sur mes fesses. Le complexe est venu d’une ligne de fibrose qui me « cassait » visuellement la jambe droite depuis mes 17 ans sans que je ne comprenne jamais vraiment pourquoi.

Il existe de nombreuses solutions plus ou moins provisoires, plus ou moins efficaces en fonction des différents types de cellulites et en fonction aussi des personnes. Chaque cas est différent. Il s’agit d’un problème 100% superficiel, il en existe des dizaines bien plus importants dans la vie et comme tout le monde j’ai eu des périodes où la cellulite était le cadet de mes soucis. Certains vous diront que la meilleure des solutions est de s’accepter comme on est et je suis bien évidemment d’accord. Il ne faut pas se créer de faux problèmes dans la vie mais parfois des solutions très simples existent pour se la faciliter, et je me dis que parfois une simple consultation avec un spécialiste peut donner des débuts de solution bien moins radicales que la liposuccion.